Aménager le tour d'une piscine : 6 idées pour bien réussir

Aménager le tour d'une piscine : 6 idées pour bien réussir

Le bassin est en eau, les margelles scellées, et l’on croit volontiers le chantier terminé. C’est pourtant là que tout commence. Quelques mètres carrés, une matière, une pente de rien du tout décident du confort des étés à venir et du temps que vous passerez, l’épuisette à la main, à réparer une décision prise trop vite.

Sous les pieds, tout se joue

Le sol qui ceinture un bassin n’a rien d’une terrasse ordinaire. Il reçoit l’eau, le soleil, les allers-retours pieds nus, et supporte le tout pendant des années. Deux critères le distinguent, la matière et l’adhérence, et l’on aurait tort de ne regarder que le premier.

Une question de matière, et de couleur

La pierre naturelle garde une longueur d’avance. Travertin, calcaire, grès : ces roches encaissent les projections comme les écarts de température et gagnent, avec le temps, une patine que rien n’imite vraiment. Le bois exotique et le composite offrent une autre chaleur, plus immédiate ; le grès cérame texturé, lui, reprend l’aspect de la pierre ou du bois en s’affranchissant de leurs contraintes d’entretien.

Reste la couleur du Tour de piscine, trop souvent traitée comme un détail décoratif. Elle ne l’est pas. Les tons clairs demeurent supportables sous les pieds quand les surfaces sombres deviennent brûlantes en plein mois d’août. Accorder le dallage aux margelles dans une même matière évite par ailleurs ces ruptures visuelles qui trahissent un aménagement fait par morceaux.

Le classement que personne ne lit

Sur les fiches techniques cohabitent deux échelles. La première, de R9 à R13, mesure la glissance chaussures aux pieds. La seconde, de A à C, évalue l’adhérence pieds nus sur sol mouillé. Autour d’un bassin, on vise au minimum un R11 associé à la classe B, la classe C étant réservée aux marches et aux zones inclinées.

Le piège est connu des professionnels : un carreau vendu R11, sans mention pieds nus, a été testé chaussé, ce qui ne dit à peu près rien de son comportement lorsque vous sortez de l’eau. Inutile pour autant de courir après la rugosité maximale, car une surface très texturée se nettoie mal et pardonne peu les chutes.

Ces mètres carrés que l’on rogne toujours

C’est l’arbitrage le plus fréquent, et le plus regretté. Comptez au moins 1,20 mètre sur les côtés dévolus au passage, et près de trois mètres du côté détente, faute de quoi transats et mobilier condamnent la circulation. Faire le tour complet du bassin en surface stabilisée présente un autre mérite, prosaïque celui-là : vous travaillerez bien plus à l’aise le jour où il faudra intervenir sur les skimmers.

L’eau doit fuir le bassin

Voilà le point que l’on découvre en général après la première grosse averse. La plage se prévoit avec une légère pente dirigée vers l’extérieur, de l’ordre de 1 %, soit un centimètre par mètre. Sans elle, la pluie ramène poussières et pollen dans l’eau. Lorsque l’écoulement vers le jardin est impossible, à cause d’un mur ou d’une limite de propriété, un caniveau prend le relais. Le support compte tout autant, qu’il s’agisse d’une dalle béton, d’un lit de graviers compactés ou de plots réglables ; mal préparé, il finit par se tasser et fissurer la surface.

Du vert, oui, mais lequel

Les feuillages persistants ont ici un avantage décisif, celui de moins salir la ligne d’eau au moment précis où vous en profitez. Graminées, lavande ou santoline supportent le plein soleil et les éclaboussures. À l’inverse, écartez les essences à racines traçantes qui s’attaquent aux margelles et aux canalisations. Même prudence avec les bambous du type Phyllostachys, à remplacer par des Fargesia, qui restent sagement en touffe. Un dernier réflexe, simple : conservez une bande d’au moins un mètre entre les plantations et le bord.

De l’ombre, et de la lumière

Adossée à la maison ou autoportée, une pergola prolonge le séjour vers l’extérieur et structure un coin repas sans construire de mur. Le soir venu, un éclairage bien dosé sécurise les déplacements autant qu’il met le bassin en scène. Quant à la douche extérieure, souvent reléguée au rang d’accessoire, elle limite l’apport de crème solaire dans l’eau et soulage la filtration.

La sécurité n’est pas un supplément

Depuis 2004, toute piscine enterrée ou semi-enterrée non close doit recevoir au moins un dispositif de sécurité normalisé, barrière, alarme, couverture ou abri. Une barrière conforme mesure au minimum 1,10 mètre et comporte un portillon à fermeture automatique. L’absence d’équipement expose à une amende pouvant atteindre 45 000 euros. Aucun de ces systèmes, rappelons-le, ne remplace la surveillance d’un adulte.